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PÉTITION
Sudbury, le 13 juin, 2009
Mme France Gélinas, NDP, MPP
5085, Route 69 nord, unité 15
Centre d’achats d`Hanmer
Hanmer ON, P3P 1P7
705-969-3621
Chère madame,
À titre de contribuables concernés dans l’avenir des soins à domicile dans la grande région de Sudbury et, en général, à travers la province d’Ontario, nous vous demandons de présenter nos revendications à la prochaine session gouvernementale.
Au début,``théoriquement``, le concept de libérer des lits dans les hôpitaux occupés par des patients de longue durée; réduire le temps d’attente dans les urgences pour les soins généraux, les chirurgies d’un jour et les tests qui peuvent être administrés en clinique en offrant des soins à domicile semblaient merveilleux en 1997.
Malheureusement, on constate que la province a approximativement 26,000 travailleurs de soutien personnel qui prodiguent des soins à domicile, à un salaire ridicule d’environ 10 dollars à 15 dollars de l`heure, en comparaison avec d’autres groupes qui offrent les mêmes services avec des horaires plus raisonnable et qui sont rémunérés à un salaire de 18 dollars à 22 dollars de l’heure.
De plus, les travailleurs doivent voyager de longues distances pour administrer les soins sans être dédommagés pour l’essence et le temps requis pour se rendre chez les patients. Il est donc évident que le travailleur doit commencer sa journée beaucoup plus tôt et la terminer beaucoup plus tard (la distance), en plus du coût de l’essence à payer de leur poche...Est-ce logique?...et qu’à tout compter, leur salaire devient inférieur au taux du salaire minimum. Quelle honte! Rien de surprenant que la province soit dans l`impossibilité d’attirer des gens dans cette profession. Nous payons des taxes pour ces services et ces travailleurs sont indispensables pour prodiguer des soins à la génération des baby boomers, qui se fait de plus en plus vieillissante et vulnérable. Où sont le respect et la considération que ces aînés se sont mérités.
Oui les clients sont inquiets et se demandent s’ils pourront continuer de recevoir ce service décrit par Roy Romanow comme "essentiel". Qui, à l’avenir, fournira ce service CAPITAL, si on continue à traiter les travailleurs comme des citoyens de 2e classe, inappréciés et sous-payés? Le traitement qui leur est fait, les pousse à se chercher de l’emploi ailleurs comme dans le secteur de soins donnés dans les résidences pour séniors, les hôpitaux ou les maisons de soins palliatifs. Qui aura soin des aînés malades, qui veulent demeurer dans leur maison (même si c’est un taudis), jusquà la fin?
Déjà, plusieurs sont les clients qui ne reçoivent plus les services nécessaires... souvent parce que certains(es) pourvoyeurs(ses) de soins n’ont pas les moyens de payer l’essence pour se rendre au domicile des malades (les distances étant grandes dans le Nord et l`essence n’étant pas donnée... Et il arrive que ces travailleurs soient malades eux-mêmes, et l’employeur n’a pas de remplaçants...! Par conséquence, d’autres aides doivent travailler de 10 à 12 heures par jour et quelques fois plus, pendant une durée de 12 jours consécutifs, pour compenser ces absences, n’ayant droit qu’à une fin de semaine à toutes les deux semaines. La réalité est souvent que certains travailleurs deviennent comme des membres des familles éprouvées et pour certains patients, la seule famille qu’ils ont. Ils savent que s’ils sont absents pour raisons de maladie ou suite à leur fin de semaine de congé, plus souvent qu’autrement, ils retrouveront leurs patients dans leurs mêmes sous-vêtements (maintenant souillés), qu’ils portaient avant leur absence. Faire ça à un animal aboutirait à une accusation de cruauté!
Tout ceci n’excuse aucunement le travailleur qui n’a pas la courtoisie d’avertir la compagnie et le client de son absence quelque soit la raison. Certains clients concernés ont averti le Centre d’accès aux soins communautaires du Nord-Est (CASC) des visites manquées ou écourtées, des soins mal donnés, surtout aux clients qui demeurent seuls. Ces plaintes au Centre d’accès aux soins communautaires du Nord-Est n’ont eu aucun résultat.
Les soins à domicile sont en crise et le problème doit être résolu immédiatement! Rien ne garantit que vous ne serez pas un jour de leurs clients... Si présentement ce problème ne vous concerne pas, il se peut fort bien qu’il soit grandement nécessaire à un être aimé, un voisin, un collègue de travail, un ami ou autre. Nous, les travailleurs, les clients et leurs familles, sommes inquiets de notre avenir et de l’avenir des soins à domicile.
Auriez-vous l’obligeance, s’il vous plaît, de présenter nos inquiétudes aux membres du gouvernement. Nous comptons grandement sur votre attention et votre intervention.
Contribuables vraiment déçus et inquiets:
| Name | Comment | |
| Nicole Doyon | Extremely high risk issue |